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MessageSplif [Drystan] | Jeu 7 Avr - 11:13




Il y a deux catégories de personnes dans ce monde, les personnes qui savent pertinemment où elles vont, et les personnes qui se laissent emporter dans le flot de la vie, prenant les choses comme elles daignaient venir. Moi, je faisais parti des deux catégorie, incapable de savoir où je me situais vis à vis de mes émotions, et sachant pertinemment quelle route je devais entreprendre afin d'arriver au sommet d'une hiérarchie sociale que je méprisais. Je souhaitais me perdre dans une idylle qui n'appartenait qu'à moi, me laissant porter dans un enveloppement glacé, je souhaitais ressentir l'eau caresser la plante de mes pieds avec délice pendant mes pensées divagueraient vers des songes inexplicables et inavouables.

Mon regard perdu fixait le professeur qui déblatérait son discours habituel, celui qu'il sortait à chaque fin de cours tandis que les autres s'activaient de tout noter. Je trouvais cela ridicule, il suffisait de retrouver les parchemins précédents pour savoir ce dont il était question. Je passais ma plume sur mes lèvres, qui me chatouillait avec pudeur, et provoquait en moi, cette sensation de légèreté, et de picotement séduisant à l'intérieur de ma bouche. Mais alors que je pensais à tout ce que j'étais, ou que je n'étais pas, mon regard s'attarda sur Drystan un instant. Nous nous connaissions depuis la répartition en première année, lui Elie et moi, nous avions été un tout, nous formions qu'un seul être capable de tout. Mais le lien unissant une personne à une autre est si fragile, qu'il fut impossible pour Drystan et Elie de se remettre d'une querelle passagère. Et moi, prise entre deux sentiments, avais été conquise par une stabilité qui alors me semblait être éternelle et essentielle. Depuis ce jour, Drystan et moi avions une relation compliquée, une amitié étrange qui ne cessait de me rendre perplexe quant à la nature de mes sentiments. Lorsqu'il était auprès de moi je me sentais détendue, et appréciais la présence du garçon, cependant, lorsqu'il n'était pas là, et que je ne croisais pas son regard où que sa silhouette enchanteresse n'entrait pas dans mon champ de vision, c'était comme si j'avais oublié jusqu'à même son existence. Comme un fantôme, il apparaissait dans ma vie comme bon lui semblait, et moi, je restais silencieuse sur ce sentiment ambigu qui m'habitait. Amitié ou indifférence, je ne saurais faire la différence, et c'est ça le problème avec les gens comme moi, qui ne savent pas grand chose de ce qu'ils sont en réalité, les gens paumés qui observent et se taisent sans jamais dire mot à quiconque sur leurs ressentis. Ils en oublient l'essence même des sentiments, jusqu'à ne plus savoir si une saveur les débecte ou les amourache. Drystan est pour moi un point d'interrogation qui ne cessait de doubler de volume chaque jour qui passait.

Lorsque les gens commencèrent à se lever, je me rendis alors compte qu'il était temps pour moi de m'éclipser. Les cours de la journée avaient enfin pris fin, et c'était avec une hâte dissimulée que je m'empressais de parcourir le château afin de descendre au lac. A cette heure, les élèves se retrouvaient dans leurs salles communes ou dans le parc de Poudlard, et quand bien même il arrivait que des aventuriers descendent jusqu'ici, je m'étais dégotée un endroit à moi, que j'avais découvert il y avait un petit moment afin de pouvoir rester tranquille. Ôtant ma cape, mes chaussures et mes chaussettes, je me libérais d'un poids qui me semblait désormais insoutenable, sentir l'herbe effleurer ma voute plantaire me paraissait être la plus belle caresse de l'univers, et en laissant échapper un soupir, je remontais ma jupe afin d'avoir l'impression d'être dévêtue au maximum. Je marchais le long d'un rocher presque lisse, légèrement en pente, et m'allongea en laissant pendre mes pieds, qui par moment, dans un mouvement lent de balancement, touchaient la surface de l'eau sombre du lac, me donnant ainsi l'impression de voler au dessus d'un océan. La tête à l'envers, et les yeux fermés, une lueur rouge m'apparaissaient, tant le soleil baignait le lac de sa lumière. Un sourire se dessina sur mon visage tandis que je sortais de mon soutient-gorge un splif que je mettais à ma bouche et allumais d'un geste vif. La délivrance était arrivée.
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MessageRe: Splif [Drystan] | Ven 8 Avr - 8:42


Ce ne serait pas juste de dire que Drystan était un cancre.
Son niveau d’investissement en cours se situait en général, selon le charisme de l’enseignant et la matière, entre « franchement captivé » et « vaguement attentif ».
Et puis il y avait les jours comme celui là.
C’était simplement pas de chance si, précisément, ce jour là, Drystan était moins intéressé par ce qui se passait en classe que par l’intérieur de ses paupières. Pas de chance si ce jour là, il avait passé plus de temps le visage enfoui dans ses bras que son nez au dessus d’un livre.
« Eh bah alors, il faut dormir la nuit, Votchèque ! » Ah. Ah. Ah. Fucking hilarious. Apprends à dire mon nom déjà, Londubat.
Il y avait les jours comme celui là.
Où la fatigue accumulée par les nuits sans sommeil le frappaient de plein fouet, et sa bonne humeur habituelle lui devenait complètement étrangère. Sourire, chez lui une seconde nature, lui demandait plus d’effort que pour marcher, penser, et penser encore.
Lorsqu’il n’avait pas la tête enfouie dans ses bras, il avait le regard perdu au loin par la fenêtre, ou fixant l’horloge de la salle, la joue dans sa main.
En plus, il était tombé sur le nouveau numero du torchon de Lockhart ce matin. D’habitude, il l’évitait, mais après avoir passé la matinée à se faire regarder en biais par dessus le journal, il avait fini par comprendre qu’il avait encore fait une première page. Il n’avait pas pu s’empêcher d’aller voir ce que Purple avait encore inventé. Ca ne l’avait pas fait rire.
Ca n’aurait pas du l’atteindre, d’ailleurs, mais aujourd’hui, Drystan était une éponge à émotions.
Alors qu’il était perdu dans ses pensées, à essayer de se rappeler ce qu’il avait avalé ces derniers jours et à se demander si ça tombait dans la catégorie de l’anorexie ou pas, il sentit un regard se poser sur lui. Il tourna le regard pour croiser celui, sombre, de Lux. Il ne savait jamais si elle avait toujours l’air sombre à cause de ses yeux noirs ténébreux, ou si c’était vaguement intentionnel. Il essaya de lui sourire, ce sourire poli que l’on donne à quelqu’un avec qui l’on croise accidentellement le regard, mais il était à peu près sûr qu’il n’avait réussi qu’à la regarder d’un air bête et sans expression.

Il sursauta hors de son sommeil lorsque la salle de classe juste que là calme se transforma en capharnaüm. C’était l’heure de la débauche.
Drystan fourra ses affaires dans son sac à dos d’un seul mouvement —plumes, parchemins, bouquins en vrac, on s’en fout— et jeta celui-ci sur son épaule avant de fendre la foule pour essayer de sortir au plus vite.
Aller se coucher. Ou pas. Aller à l’entrainement. Non plus. Trainer dans son dortoir à regarder le haut de son lit à baldaquins jusqu’à ce que mort s’en suive. Oui, mais non.
Il ne savait pas quoi faire, et il n’avait envie de rien. Il se contentait de trainer sa carcasse vers les cachots de Serpentard, sans être particulièrement pressé de s’y rendre.
Une ombre verte et noire excita son attention dans le coin de son champ de vision. Il reconnut la chevelure noire de Lux qui disparaissait en bas de l’escalier menant au hall du château.
Drystan s’approcha d’une fenêtre en vitraux. Quelques secondes plus tard, la jeune femme apparut de nouveau, en contre-bas. Vitrail bleu, vitrail rose. Elle traversait les différentes couleurs à une allure déterminée. Vitrail vert, vitrail jaune. Elle disparut de sa vue.
Elle se dirigeait vers le lac.


Il ne savait pas à quel moment il avait pris la decision de la suivre. Toujours est il qu’il se retrouva dans le parc, à marcher tranquillement en direction du lac. Il contourna les coins les plus fréquentés —il savait que Lux n’y serait pas. Et plus important, il savait pourquoi elle n’y serait pas.
Une fois dépassés le ponton, le coin à strangulots et le spot ou les couples se bécotaient, il s’enfonça un peu plus dans les arbres et les buissons, à la recherche d’une chevelure noire familière.
Il la repéra, finalement, allongée sur un rocher plat. La lumière orangée du soleil couchant lui donnait un air un peu plus chaleureux, un peu moins cadavérique qu’à l’accoutumée. Ou bien, cela était peut être dû à l’expression de bien être sur son visage.
Drystan fit tomber sa cape, jeta sa cravate dans l’herbe, et retira ses chaussures et ses chaussettes qu’il plaça à côté de celles de Lux. Il roula le bas de son pantalon jusqu’à la moitié de ses mollets et, sans un mot, il vint se placer à côté de la jeune femme. Il cala un bras derrière sa nuque. De sa main libre, il retira doucement le joint des mains de Lux, et le porta à ses lèvres. Il en tira une bouffée, avant de le lui rendre. Ca allait déjà mieux.
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MessageRe: Splif [Drystan] | Mar 12 Avr - 16:27


J'entendis un être s'approcher lentement de moi, comme si j'étais devenue une source de réconfort absolue. J'entendis le son de chaussures que l'on jetait plus loin avec peu de considération, le glissement d'une cravate autour d'une nuque, puis je sentis le corps de l'inconnu s'allonger à côté de moi. Je restais les yeux fermés, sans rien dire, sans laisser même échapper un soupir de ma gorge, tandis que la personne prenait ses aises et semblait me connaître par cœur.

Et alors que ses doigts frôlaient les miens, qui tenaient le joint que je possédais entre mes lèvres, je sentie une caresse sur celles-ci, provenant de la pulpe de ses doigts, provoquant un doux frisson le long de ma colonne vertébrale. Et tandis que l'objet de mes pensées semblaient disparaître de mes lèvres, je tournais la tête, et humais le parfum enivrant de la personne qui se trouvait à mes côtés. Drystan. Il avait cette odeur si particulière... Cette odeur qui donnait envie de mordre sa peau brûlante sous un ciel d'été. Je laissais alors échapper un soupir, puis tout en continuant d'humer ce parfum si particulièrement attirant, je détournais le regard, puis me concentra sur mes pieds qui battaient l'eau avec souplesse.

Drystan et moi nous nous connaissions depuis l'instant même où nous avions touché terre sur le domaine de Poudlard, même maison, même année, mêmes délires mentaux, nous nous étions tout de suite entichés, et notre folle histoire avait débutée ainsi, par une caresse discrète du bout du doigt, j'avais effleuré son index du mien en montant dans mon dortoir un soir où nous nous étions couchés tard. Un regard lancé vers lui, un sourire en coin, malicieux comme j'aimais tant le faire, et le jeu avait débuté ainsi. Je le cherchais, je l'avais même trop souvent cherché, mais lorsqu'Elie a pris possession de moi, c'était comme si cette attraction entre Drystan et moi s'était évaporée, brisée en milles éclats de verre.

Mais désormais, Elie ne comptait plus, et Drystan était là, allongé à quelques millimètres de moi. Lentement, je laissais ma jambe gauche dériver un peu plus vers l'extérieur, jusqu'à rencontrer la peau brûlante de mon compagnon. Et alors que je balançais mes pieds toujours de manière langoureuse, s'était comme une caresse que j'offrais au Serpentard, tandis qu'un sourire se dessinait peu à peu sur la courbe de mes lèvres. Je me redressais alors, puis me retourna sur le ventre afin de faire plus ou moins face à la personne blonde qui avait autrefois troublé mon esprit. Ayant pivoté sur le côté, mon corps était à présent en contact direct avec le garçon qui semblait détendu, comme avant. De ma main droite, je reprenais le joint et le porta à mes lèvres tandis qu'avec mes doigts, j'avais laissé s'échouer une goutte d'eau gelée sur les lèvres du garçon. Allongeant mon visage à côté du sien, mes lèvres tendues à son oreille, je susurrais un " Salut Wojciech " puis en reprenant une bouffée de fumée, j'essuyais ses lèvres de la pulpe de mes doigts, d'une légère pression, semblable à une caresse sensuelle.

Drystan était un flirt inachevé, une amitié floutée, dont l'attirance était telle qu'il m'arrivait de penser qu'il pourrait y avoir plus, mais qui n'était pas plus fort que l'amour fraternel que j'éprouvais pour Nash, ou encore le désir ardent que j'avais pu ressentir pour Elie. Mais Drystan avait quelque chose, c'était comme une sucrerie interdite, dont l'envie d'y goûter était un supplice. Son odeur, sa présence, son mal-être, aiguisait mes sens et me donnait cette sensation étrange du bas du ventre. Comme dévorée par une envie soudaine, un désir incontrôlable, un supplice.

Je caressais la douce envie de succomber à la chaleur de cette attraction qui revenait aujourd'hui au galop.
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MessageRe: Splif [Drystan] | Mar 12 Avr - 22:04


Il aurait pu s’endormir là, son corps sur la pierre froide et l’eau sous les pieds. Il aurait pu glisser doucement vers le sommeil avec la chaleur du jour mourant sur son visage, caressant ses paupières fermées ; il aurait pu s’abandonner tout contre Lux.

Elle était son remède, dans les moments les plus sombres. Il n’avait pas réellement besoin de la mandragore séchée, dont la fumée roulait en volutes dans sa gorge et ses poumons, puis dans l’air au dessus de ses lèvres —il avait besoin de l’aura tranquille et obscure de son amie.
Enfin —son amie.

Les jours comme celui-ci, où toute joie de vivre semblait se détourner de lui, elle pouvait bien être sa seule amie. On se regarde, on se touche, on se comprend sans se parler.
Il se tournait vers elle comme on écoute une ballade triste pour se complaire dans sa mélancolie. Il prenait tout ce qu’il pouvait —les soupirs, les contemplations— et puis fatalement, aussi sûr que le cycle du jour et de la nuit, une nouvelle aurore finissait par se lever. Les sombres pensées s’étaient évaporées avec la rosée du matin, et Lux n’était plus qu’un souvenir nocturne, un de ceux dont on n’est pas sûr de les avoir rêvés ou vécus.

Le contact de la jambe de Lux contre la sienne le fit frissonner très légèrement. Il captura la cheville de la jeune femme de la sienne, suivant ainsi son mouvement de balancier au dessus de l’eau.

Il n’y avait plus que les sons de la forêt, les clapotis et de l’eau, et leurs respirations presque synchronisées. Jusqu’à ce que Lux se tourne, dans un bruit de vêtement froissé, et se place tout contre lui.
Il tourna le visage dans sa direction. Vu de si près, les grands yeux charbonneux de la jeune femme rappelaient à Drystan ce qui avait séduit le jeune garçon qu’il était autrefois. Ce regard qui n’avait jamais paru aussi malicieux que lorsqu’elle laissait glisser une main volage dans son dos ou sur sa main.
Ce même regard qui lui avait écorché le coeur quand il avait cessé de se poser sur lui, quelques années en arrière. Quatorze ans, premier chagrin. Drystan avait perdu face à Elie sans même savoir qu’ils étaient en compétition.

Des gouttes d’eau sur ses lèvres. Il prit bien soin de ne pas briser les gouttelettes.
Lux approcha son visage du sien et, pendant une fraction de seconde, un bref instant vite volatilisé, il eut une fulgurance. Il s’était vu accueillir les lèvres de la jeune femme sur les siennes, mouillées par l’eau salée du lac. Cette pensée lui fit manquer un battement de coeur. Stupide, stupide imagination.
Mais au lieu de sa bouche, ce fut le bout de ses doigts qui vinrent lui caresser les lèvres.

Lorsque Lux susurra à son oreille, Drystan se surprit à sourire, pour la première fois de la journée. La façon dont elle prononçait son nom avait quelque chose d’indécent.

Pour toute réponse, il plongea longuement son regard azur, dans celui, noir, de Lux. Ciel de jour contre ciel de nuit.

Il n’était plus le garçon qu’il était à quatorze ans, celui qui avait vu sa poupée de cire disparaitre au bras de son meilleur ennemi. Il n’avait plus à laisser l’ombre d’Elie planer au dessus d’eux. Il ne lui devait rien.

Drystan récupéra doucement le joint d’entre les doigts de Lux. Il en inspira une longue bouffée, fit rouler la fumée dans sa gorge. Il prit alors le menton de la jeune femme entre ses doigts, son pouce sur sa lèvre inférieure, lui entre-ouvrit délicatement la bouche.
Son coeur pulsant soudain plus lourdement dans sa poitrine, il déposa ses lèvres contre celles de Lux et lui insuffla lentement la fumée de Mandragore dans les poumons.


Spoiler:
 
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MessageRe: Splif [Drystan] | Jeu 30 Juin - 16:48


Ses lèvres entrèrent en collision avec les miennes, de ses doigts fins et tendre, il ouvrit ma bouche d'un geste tendre, tandis qu'il laissait la fumée de la Mandragore s'infiltrer dans ma gorge. Je sentais son corps presque sur le mien, je sentais sa poitrine se soulever avec envie contre la mienne. Ses lèvres douce embrassaient à peine les miennes tandis que je mourrais intérieurement, à l'envie de me saisir des siennes pour ne plus faire "qu'un" avec lui. Comme si j'avais le besoin que nous fusionnions. Mes lèvres appelaient les siennes avec retenue, bien qu'elle brûlaient autant que moi maintenant, avide de connaître Drystan avec passion. Il y avait le feu entre nous, un indéniable feu qui ne faisait que s'accroître depuis qu'Elie ne faisait plus parti du décor.

Parfois je regrettais, je regrettais d'avoir préféré les bras d'Elie au charme sulfureux de Drystan, parfois je me prenais à penser que j'aurais mieux fait de continuer ce jeu dangereux avec lui, afin d'entretenir ce qu'il y avait entre nous, et ce qu'il n'y avait pas encore, ce qu'il  n'y aurait probablement jamais car, soyons lucide, aujourd'hui, plus rien de concluant ne pourrait se passer entre nous. Notre histoire d'amour était perdue, bien que je le désirais plus que je ne voulais bien l'admettre. Je passais mon bras sur sa nuque, sa peau chaude me donnait un frissonnement certain, tandis que je plongeais de nouveau mes pieds dans l'eau froide du lac. Je le repoussais alors lentement. Attrapant au passage le spliff qui nous unissait, lui et moi.

Je me mettais alors sur mes jambes et enleva ma jupe, suivie de mon chemisier afin de pouvoir me laisser glisser dans l'eau. Le regard flamboyant, appelant Drystan à me poursuivre. " T'en veux plus ? " Je m'avançais vers lui afin de me m'accouder à la roche qui le protégeait de l'eau, puis me mis à sourire tandis que je m'appuyais sur les bras afin de pouvoir tirer sur le pantalon sombre de l'adolescent afin de l'encourager à venir me rejoindre. " Souviens-toi du bon vieux temps. " Le bon vieux temps se résumait à lui, il se résumait à moi, il se résumait à nous. On se cherchait, on se voulait, on se désirait, on se jalousait. Et il y avait Elie, Elie qui s'était glissé entre lui et moi sans gêne, m'arrachant à lui comme s'il n'était rien d'autre qu'un type de passage, alors que Drystan avait été une sorte de révélation, quelqu'un qui me plaisait pour ce qu'il était, son âme torturée le rendant encore plus désirable qu'à l'ordinaire. Elie m'avait empêché de ressentir ce besoin que je ressentais à l'égard de Drystan.

Mais à présent qu'il n'était plus. Le charme semblait se ficeler autour de nous. Lui et moi, ne faisions qu'un, en quelque sorte, attirés comme des aimants. Attirés tout court l'un par l'autre par une force inexplicable, mais qui rendait les choses encore plus excitante. " Sois pas timide Drys.... Elie ne fait plus parti de notre triangle... il n'y a plus de triangle... j'appartiens à tout le monde de nouveau. "
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MessageRe: Splif [Drystan] | Dim 3 Juil - 7:43


Ses lèvres contre celles Lux. Finalement, après tout ce temps. Il les avait imaginées ainsi si souvent que ça pouvait bien être la centième fois qu’il les embrassait. En rêve, ou dans la réalité, quelle différence ?
Lorsqu’il ouvrirait les yeux et serait heureux de nouveau, Lux ne serait qu’un rêve rapidement oublié.

Elle déchira leur étreinte, et une pointe de frustration lui transperça le torse.

Il refusa d’ouvrir les yeux pendant un instant, mais lorsqu’il le fit, ce fut pour tomber sur la vision à couper le souffler du corps diaphane de Lux.
Drystan bondit sur ses coudes, son coeur s’affolant soudain dans sa poitrine.

Ce n’est pas comme s’il n’avait jamais vu des filles auparavant. Des filles en bikini, des filles en sous-vêtements —dans des vitrines, dans des magazines— des filles nues, même —sur papier glacé principalement— mais rien ne l’avait préparé à voir le corps de son amie de toujours de la sorte.

Il observa avec une attention infinie le corps mince et pâle de Lux provoquer des ondées sur l’eau au fil de ses mouvements.
Une légère tension sur le bas de son pantalon le ramena à l’instant présent.
Elle voulait qu’il le rejoigne.

Toutes les raisons du monde qui lui faisaient penser que tout cela était une terrible, terrible idée lui traversèrent l’esprit en un éclair. Il pensa à la violence incontrôlable d’Elie, il pensa à l’air insondable du Coincé-en-Chef dont il était incapable de présager la réaction, il pensa à sa propre gêne.

La voix froide de Lux le berça, rassurante.

« J’appartiens à tout le monde de nouveau. »

Il ne comprenait pas, il trouvait ça glauque, inapproprié. Ce fut pourtant ce qui le décida.

Quelques secondes plus tard, il avait retiré sa chemise et son pantalon qu’il avait jetés dans l’herbe près du reste de ses affaires, pour se retrouver en boxer.
Il se glissa rapidement dans l’eau froide —il ne voulait pas laisser à Lux le temps de détailler son corps maigre perdant peu à peu son hâle d’été.

Un anneau glacé roulait le long de son corps au fur et à mesure qu’il s’enfonçait dans l’eau. Ses orteils chatouillaient les algues et le fond terreux du lac.

Tout ça avait peu d’importance, car c’était le plus intime qu’il ait jamais été avec une fille. Il s’approcha lentement de Lux, parcouru de quelques frissons,

Certains jours, Drystan n’avait envie de rien.
Pas envie de se lever, pas envie de manger, pas envie de sourire. Aujourd’hui était un de ces jours, à une différence près : il avait envie de poser ses lèvres sur celles de Lux, d’être tout près d’elle.

Il rajusta une mèche de cheveux derrière l’oreille de son amie, laissant tomber quelques gouttes sur son épaule blanche et l’encre de ses tatouages.

Son autre main, immergée,  glissa le long de sa hanche et vint s’attacher à sa taille. Il effleura les lèvres de Lux des siennes. C’était une terriblement mauvaise idée. C’était égoïste et malsain. C’était la seule chose dont il avait envie.

Il serra les mèches brunes de Lux entre ses doigts, et réclama ce baiser qui attendait depuis toutes ces années d’être volé.

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